15.11.2009
Donner un grand Haras aux petits chevaux
Donner nous fait l'honneur d'un papier de vieux briscard qui sait lire entre les lignes. Et surtout qui constate chaque jour l'intérêt d'une grande entreprise de taille européenne pour servir de locomotive à l'ensemble de l'univers cheval.
Certes la locomotive a besoin d'un coup de neuf, jusque là refusé. En lieu et place d'un changement de conducteur ne vaudrait il pas mieux un vrai plan de relance économique de l'ensemble de l'univers incluant les nouvelles tendances de consommation, réfléchi avec l'ensemble des parties prenantes (je veux dire de ceux qui y contribuent financièrement) dont une des pièces serait la génétique.
D'autant qu'on ne voit pas comment les rapièçages sauraient faire neuf à un dispositif qui transfert déjà 10 à 15% de part de marché l'an en fonctionnant bien comme une pompe à injection de compétences et de richesses. Aurait on idée de supprimer l'hôpital à la raison qu'il fait concurrence pour partie à l'infirmière qui vient de s'installer de l'autre côté de la rue?
Lire Donner c'est gagné!
http://cheval.blog.lemonde.fr/2009/11/13/nicolas-sarkozy-veut-il-la-mort-du-petit-cheval/
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| Tags : haras, donner, sarkozy |
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07.11.2009
vOYONS UN PEU OU ON VA
lettre d'information Haras.pdf
L’actualité des Haras Nationaux est particulièrement tendue et celle des personnels critique . Je souhaite vous exposer la situation de la Filière Equine et attirer votre attention sur la réforme en cours. Une réforme brutale, qui va diminuer les moyens d’action et de régulation de l’état pour laisser place à une politique élitiste.
La filière équine, une filière fragile et hétérogène :
La Filière Equine représente près de 70 000 emplois, 45 000 éleveurs, 560 831 cavaliers ( 3eme fédération sportive en France), plus de 100 000 équidés à la reproduction et environ 2 Millions de chevaux enregistrés et 52 races gérées .
Des dizaines de fédérations de race, de sociétés, d’associations régionales et départementales d’éleveurs ou d’étalonniers participent à l’organisation du fonctionnement de cette Filière. Leurs différentes disciplines et activités sur le thème « cheval », ne leurs permettent pas de s’associer en interprofession comme dans d’autres activités agricoles, sportives et de loisirs.
Comment mettre autour de la table ou encore dans une structure commune l’éleveur de vedettes destinées à courir l’Arc de Triomphe ou JO, et le paysan de Franche Contée qui fait naître quelques poulains de trait par an. Comment faire en sorte que la filière fasse vivre des professionnels mais aussi permettent aux amateurs de conserver une activité complémentaire.
C’était jusqu’à ce jour les Haras Nationaux qui faisaient le lien entre toutes les familles de la filière et les dépôts d’étalons, que l’on brade aujourd’hui, qui en étaient la maison commune.
Les haras nationaux, un établissement en mouvement :
Comme vous le savez, Les Haras Nationaux, établissement public administratif, a reçu de l’Etat la mission de mettre en œuvre les réglementations tant françaises qu’européennes. Les HN permettent de réguler cette filière en favorisant la structuration et la cohésion du secteur cheval par des missions de service public en tant qu’acteur du développement local sur tout le territoire. Les rapports réguliers et fondés, produits par la commission des finances et par la commission cheval du sénat, pour lesquels les représentants des Haras Nationaux ont été auditionnés, concluent à un réel effort effectué d’ores et déjà par l’Etablissement pour y donner suite .
La réforme engagée par la RGGP (Révision Générale des Politiques Publiques), va déstabiliser une grande partie de la filière. Cette réforme conduit à faire des économies en réduisant la subvention d’encouragement à la Filière. Sous prétexte de concurrence déloyale dans un secteur dit « concurrentiel », l’étalonnage public et l’identification de terrain effectués par les Haras Nationaux ne seraient plus dans les missions de l’Etablissement et profiteraient désormais à un nombre limité d’entités privées ou quelques personnalités. Les éleveurs et détenteurs de chevaux en France, non entendus par l’Etat, sont contre cette dérive.
Concrètement, en quoi consiste la réforme ?
S’appuyant sur la Révision Générale Politique Public, l’Elysée annonçait le rapprochement de l’Ecole nationale d’Equitation (ENE) et des Haras nationaux à l’été 2008 pour optimiser et rendre plus lisible l’intervention de l’Etat dans la filière. Une mission a été chargée de rendre un rapport pour la mise en œuvre de ce rapprochement, rapport Blanc-Primault, maintenant célèbre dans la Filière.
Les axes principaux relatés dans les propositions des rapporteurs ne confortent pas l’Etat, pilote politique, le privant de cet « outil technique », compétent, performant et reconnu par l’ensemble de la Filière.
Aujourd’hui cette réforme, prévue au 1er Janvier 2010, consiste non seulement à changer d’identité et à fusionner avec l’Ecole Nationale d’Equitation afin d’obtenir un « Office du cheval » ; mais aussi à l’attribution des activités techniques, de l’étalonnage et de l’identification de terrain notamment, actuellement effectuées par les Haras, à une entité distincte créée de toutes pièces pour une durée limitée. Cette deuxième partie de la réforme mènera à un abandon du service public de proximité sur tout le territoire. Ce n’est pas le souhait de la profession et ce n’est pas l’intérêt général de la filière.
Le plus étonnant dans cette réforme, c’est qu’elle ne tient aucun compte de l’évolution des Haras nationaux depuis la création de l’établissement public : transfert d’activité vers le privé, développement des partenariats avec les collectivités, mise en œuvre de la réciprocité dans les domaines techniques, politique de rationalisation et de transparence des coûts. Elle ne tient pas compte non plus des échecs récents de la création d’une inter profession (FIVAL) et du rôle fédérateur conforté de l’Etablissement.
En résumé, de deux établissements publics aux missions et contours bien distincts vont naître un « Office », où des parties des activités actuelles des établissements seront juxtaposées, et une entité, un groupement d’intérêt public (GIP), fruit d’un découpage arbitraire des activités du secteur dit concurrentiel. De deux entités, la réforme conduit à deux entités !?
Une logique comptable opposée à une logique durable
Sous prétexte de réduction du nombre d’emplois et donc d’économie pour le budget de l’état, (147 emplois en 3 ans), la réforme détruit un outil d’aide au développement et de régulation d‘une filière dont les enjeux dépassent les enjeux économiques tant le « cheval » intervient dans l’aménagement du territoire, dans la qualité de vie et joue un rôle de vecteur social.
Conséquences internes inquiétantes et un accompagnement inexistant
Les conséquences en interne sont des plus inquiétantes. Les agents, passionnés par leurs métiers, ne travaillent plus dans une communauté de travail sereine. Ils sont fragilisés psychologiquement par cette incertitude permanente et moralement déstabilisante sur le devenir de leur emploi et de leur site. Les agents des Haras nationaux développent des signes manifestes de souffrances au travail. La déstabilisation touche l’ensemble des catégories de personnels de l’établissement, y compris le personnel d’encadrement, qui multiplie les maladresses dans le management avec un effet boule de neige.
L’omerta pratiquée sur le « schéma territorial » n’a fait qu’accentuer le malaise et le mal être durant l’année 2009.Les conditions de la nomination de la nouvelle Directrice générale, ses agissements fautifs dans la gestion des ressources humaines et ses silences méprisants sont révélateurs de la brutalité de cette réforme. Le climat social s’est dégradé très rapidement depuis son arrivée (26 août 2009) et le dialogue avec les organisations syndicales est pour l’instant rompu.
En conclusion, les réflexions sur l’avenir de ce service public doivent reprendre et être soutenues par l’ensemble des responsables gouvernants quel que soit leur degré de responsabilité mais aussi par chacun d’entre nous, citoyens.
Pour le personnel
L Viel
16:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : haras nationaux, dispersion, richesses dispersées |
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01.10.2009
aux armes citoyens
Bonaparte aurait pu dire
Quand on n'a plus que le choix des armes
prenons celles qui tirent le plus loin:
les idées!
Napoléon, batisseur d'empire peut se retourner dans sa tombe:
la réputation des Haras nationaux
persistera
bien au delà des vicissitudes temporelles d'une petite république.
23:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : revoir un haras national et mourir |
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